Présentation 

Imagerie d’Épinal, l’Oiseau Bleu, Mme D’ Aulnoy

Revue internationale du conte et de la littérature de jeunesse. L’Oiseau Bleu est publié avec le soutien de l’Université de Lille et de l’Unité Labellisée de Recherche ALITHILA (Analyses littéraires et histoire de la langue). Elle vise, à termes, la diffusion sur une plateforme externe, open édition, par exemple. Elle est en open access selon les recommandations actuelles

Elle est partenaire de nombreuses équipes de recherche nationales et internationales. (Nantes, Bordeaux, Clermont Ferrand, Hradec Kralové, B’rno (République tchèque), Saragosse et Alcala (Espagne), Constantine, Alger, Ghardaia (Algérie), Quebec, Montréal (Canada), Lausanne (Suisse). Elle réunit principalement des chercheurs en littérature (s), en linguistique et en arts visuels. Elle vise à faire connaître et à partager des travaux consacrés aux fictions pour l’enfance et la jeunesse selon des approches plurielles : littéraire, ethnopoétique, anthropologique ou esthétique, etc.

Les publications portent sur des thèmes variés liés à l’actualité sociale, culturelle et éditoriale consacrée à la jeunesse ainsi qu’aux diverses modalités scripturales ou iconiques avec lesquelles elles sont abordées. De la sorte, sont aussi bien concernés les genres classiques de la littérature tels que le conte, le roman, la fable, l’épopée, que le manga, le dessin animé, la série télévisée, le film ou le jeu vidéo. Aucune fiction, aucun objet culturel n’est exclu du champ de la recherche auquel se consacre la revue.

Le choix de « L’Oiseau bleu » comme titre de la revue n’est pas anodin. Tout d’abord, L’oiseau bleu est la première revue canadienne française pour la jeunesse qui parut pendant vingt ans entre 1920 et 1940, répondant ainsi aux besoins de lecture des enfants de plus en plus scolarisés. Elle joua un rôle pionnier car elle inaugura la littérature de jeunesse au Canada. Ensuite, c’est bien évidemment le titre du conte célèbre de Mme d’Aulnoy publié en 1697 d’où dérivent le peu de contes traditionnels français répertoriés (CT 432 selon la classification internationale[1]).

Marie de France, au XIIe siècle est la première à en donner une version avec son lai d’Yonec[2]. Les deux versions les plus connues sont ainsi l’œuvre de femmes. De plus, Giambattista Basile en propose deux versions dans Le Conte des contes (1634-1636)[3] : Le souterrain de cristal (II, 2)[4] et Le serpent (II, 5)[5]. Italo Calvino répertorie une version piémontaise, Le Prince Canari[6], qu’il estime dérivée de celle de Mme d’Aulnoy. Afanassiev, quant à lui, en a recueilli deux versions traditionnelles russes sous le titre La Plume de Finist-clair-Faucon, que l’on peut retrouver dans deux albums pour enfants : Contes russes[7], magnifiquement illustrés par le peintre tchèque Vladimir Brehovszky aux éditions Gründ (1975), et Les plus beaux contes russes[8]adaptés par Luda pour La Martinière jeunesse (1997). En France, le conte est fréquemment réédité pour les enfants : Marlène Jobert le dit dans un livre CD[9], et il figure dans les programmes scolaires de l’école élémentaire avec une adaptation linguistique  que proposent par exemple les éditions scolaires Sedrap[10] dans sa collection « Classique en Tête » pour les 9-12 ans. L’Oiseau bleu est donc encore bien présent dans la culture française en ce début du XXIe siècle.

C’est en outre un conte extrêmement riche narrativement et sémantiquement qui manifeste, plus ou moins intensément selon les versions et les destinataires, des thèmes comme l’amour, la jalousie, la vengeance, l’infidélité, la cruauté, la mort, le merveilleux thériomorphe ; des motifs comme la mal-mariée, la reverdie, la scène amoureuse, la trahison, la blessure, etc. ; des modalisations selon le secret et le mensonge ; des acteurs sociaux reconnus qui déclenchent des relations conflictuelles génératrices d’histoires comme le mari jaloux et trompé, l’amant caché, la femme délaissée et amoureuse, la mère et la sœur jalouses, etc.

Ainsi, le conte L’Oiseau bleu nous semble-t-il parfaitement emblématique à la fois du genre conte et de la Littérature de jeunesse que notre revue entend servir.

Périodicité

L’Oiseau bleu est une revue semestrielle qui s’organise ainsi :

Règles générales de publication

Toutes les contributions sont à adresser directement à la revue : revueloiseaubleu@gmail.com ou à déposer sur son site : http://revueloiseaubleu.fr/

Structure et délimitation de contenu

Le premier numéro de l’année se compose ainsi :

Un dossier thématique dirigé par un ou deux chercheurs, dont les thématiques de recherche croisent celles de la revue, qui en seront les responsables éditoriaux.

Un recueil de varia qui n’entretient pas nécessairement de rapport avec le dossier thématique et privilégie des travaux scientifiques pertinents et innovants présentant un intérêt pour les champs de recherche de la revue.

Une rubrique « Recension » qui accueille essentiellement les comptes rendus critiques ou notes de lecture, relatifs aux parutions récentes dans les deux champs de la revue : conte et fiction pour la jeunesse. Ces écrits peuvent porter sur des demandes d’éditeurs qui, en ce cas, adressent à la revue un exemplaire du livre choisi. Un des chercheurs en fera la recension. Ils peuvent correspondre également à des propositions spontanées de chercheurs confirmés ou débutants.

Le second numéro de l’année consacré au conte, réunit des études scientifiques, effectuées selon des approches pluridisciplinaires permettant d’explorer un conte-type particulier ainsi que ses diverses versions interculturelles et ses adaptations transmédiatiques, sans toutefois s’y cantonner.

Il contient également un recueil de « Varia » composé d’études inédites, diverses, consacrées à des figures représentatives de l’univers du conte, à des genres narratifs différents ou à des entretiens avec des auteurs, éditeurs, etc. 

Politique de diffusion 

La revue est en libre accès, publiée gratuitement.

Si, après expertise, l’article est accepté, son auteur reconnaît à la revue le droit de le publier sur son site et sur celui de Revues.org.

Processus d’évaluation 

Tous les articles sont envoyés à l’adresse de la revue ou déposés directement sur son site. Ils sont ensuite soumis à une double expertise à l’aveugle.

 Les réponses sont données dans un délai de 6 à 8 semaines à partir de la date de dépôt.

Politique sur les frais de publication 

Pas de frais de publication.


[1] Paul Delarue et Marie-Louise Tenèze, Le conte populaire français, t. 2, Maisonneuve et Larose, 1963, p. 112-118 ; ils intitulent le conte français L’Oiseau bleu, selon sa version littéraire, tandis que la classification internationale l’appelle The Prince as Bird.

[2] Marie de France, Lais, trad. Laurence Harf-Lancner, Le Livre de Poche « Classiques médiévaux », 1990, p.111-125.

[3] Giambattista Basile, Le Conte des contes, trad. Françoise Decroisette, Circé, 2002.

[4] Ibid. p. 150-155.

[5] Ibid., p. 167-174.

[6] Italo Calvino, Contes populaires italiens, t. 1, Denoël, 1980, p. 148-156.

[7] Contes russes, ill. Vladimir Brehovszky, trad. Jean Karel, Gründ, 1975, p. 144-151.

[8] Luda, Les plus beaux contes russes, ill. Dorothée Duntze, De La Martinière Jeunesse, 2005, p. 98-133.

[9] Mme d’Aulnoy, L’Oiseau bleu, dit par Marlène Jobert, Glénat Jeunesse, 2013, pour les enfants de 3 à 5 ans.

[10] Mme d’Aulnoy, L’Oiseau bleu, ill. Mélanie Prieto, adaptation Jean-Pierre Kerloc’h, éd. Sedrap, 2014. Roman jeunesse pour les 9-12 ans.